Géothermie

Une ressource abondante en Nouvelle-Aquitaine.

Sommaire du dossier

La géothermie : une filière à développer

L’ex-Aquitaine est une des premières régions où s’est développée la géothermie basse énergie en France, notamment à la suite des premiers chocs pétroliers de 1973 et 1979. En raison de ses aquifères profonds de bassin sédimentaire, c’est la seconde région en termes de puissance thermique installée après l’Île-de-France.

Sur l’ex-Limousin, le secteur des sondes géothermiques verticales s’est rapidement développé entre 2007 et 2011. Le contexte géologique du Limousin (formations cristallines), et la faible disponibilité des ressources en eaux souterraines favorisent l’utilisation de sondes géothermiques verticales plutôt que la solution géothermie sur aquifère (doublet géothermique).

L’ex-Poitou-Charentes présente quant à lui une grande variété de contextes géologiques (formations cristallines et sédimentaires) favorable à l’utilisation de sondes géothermiques verticales ou aux forages sur aquifères. Toutefois, très peu d’opérations ont été engagées sur ce territoire où les acteurs potentiels de la filière sont en demande de formation et d’accompagnement.

Malgré ses atouts, le constat est que l’utilisation de l’énergie géothermique à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine n’est pas à la hauteur des potentialités qu’offrent ses ressources naturelles.

La géothermie suscite pourtant un intérêt croissant. La concrétisation des projets est freinée par le caractère localement confidentiel de la filière et les interrogations liées au sous-sol. Ainsi un maître d’ouvrage, face à un choix énergétique, par exemple lors de la construction d’un bâtiment, peut se trouver en difficulté pour s’assurer que la géothermie répondra durablement à ses besoins et choisir la meilleure solution technique.

La chaleur renouvelable produite par géothermie, ainsi que le froid renouvelable, assistés par des systèmes de Pompes à chaleur (PAC) constituent des solutions intéressantes sur réseau dans le collectif, le tertiaire et l’industrie. Or les différentes techniques (sondes géothermales, PAC sur nappe, usage direct…) sont encore trop peu connues et parfois économiquement onéreuses du fait d’un développement trop confidentiel.
Pourtant, la chaleur géothermique présente plusieurs atouts :

  • zéro émission directe de polluants atmosphériques ;
  • opportunité pour le rafraîchissement du bâti (en particulier les établissements de santé, les bâtiments tertiaires, les logements…) sur un territoire fortement impacté par le réchauffement climatique.

Au niveau national, la géothermie tient un rôle solide et croissant dans le mix énergétique, comme en témoignent les scénarios de développement prévus par la programmation pluriannuelle de l’énergie :

Types de géothermie 2023 2028
(objectif bas et objectif haut)

Pompes à chaleur géothermiques
(TWh)

4,6 5 à 7 
Géothermie profonde (TWh) 2,9 4 à 5,2

De même, à l’échelle régionale, le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) vise un quasi-doublement de la production entre 2015 et 2050 ainsi qu’une forte progression des installations individuelles accompagnée de gains significatifs dans l’efficacité des équipements :

Production géothermique GWh 2015 2020 2030 2050
Géothermie profonde 0 250 500 1 000 
Autre géothermie 2 187 2 750 3 000 3 000
Dont particulier 2 034   2 400 1 500
Dont usage directe et réseau 153   600 1 500
Total production géothermique hors particuliers 153 3 000 3 500 4 000

En Nouvelle Aquitaine, la géothermie représente environ 7 % des énergies renouvelables : le potentiel de développement est réel et important !

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