Gaspillage alimentaire

L’alimentation représente un quart de l’empreinte carbone des Français, le premier poste responsable des émissions de gaz à effet de serre (notamment la production agricole). La lutte contre le gaspillage alimentaire implique de « responsabiliser et de mobiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire du producteur au consommateur » (Loi sur le gaspillage alimentaire, 2016).

Des enjeux environnementaux, sociaux et économiques

L’impact carbone des pertes et gaspillages est évalué à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2, soit 3 % de l’ensemble des émissions de l’activité nationale (source CITEPA, 2013).

Le gaspillage alimentaire est également un enjeu social face aux 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et dont l’accès à une alimentation saine et équilibrée reste limité. Une forte partie des produits alimentaires gaspillés sont les produits frais (fruits, légumes, produits laitiers…) qui manquent le plus à l’équilibre alimentaire de ces personnes. Le gaspillage pose également la problématique de la sécurité alimentaire en France à moyen et long termes.

D’après une étude ADEME en 2016, l’ensemble des pertes et gaspillages alimentaires, tous acteurs et filières confondus, représentent en masse 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés pour l’alimentation humaine, l’équivalent de 20 milliards de repas.

Consultez l’étude de l’ADEME sur le gaspillage alimentaire

La valeur théorique des pertes et gaspillages alimentaires est évaluée à 16 milliards d’euros. Répartition par secteur d’activité :

  • 4 % au niveau de la production ;
  • 4,5 % pour la transformation ;
  • 3,3 % pour la distribution ;
  • 7,3 % pour la consommation.

La part d’impact économique sur la consommation est la plus importante. Cet impact est essentiellement supporté par le consommateur, y compris pour les pertes et gaspillages en restauration collective et commerciale puisqu’au final le montant des pertes et gaspillages est facturé au consommateur.

Priorités d’action et intervention de l’ADEME

Secteurs d’intervention :

  • accompagnement du secteur de la restauration collective publique et privée dans la mise en œuvre de plans d’action visant la réduction du gaspillage alimentaire dans leurs établissements tout en se préoccupant de la gestion des biodéchets ;
  • limitation des pertes alimentaires dans l’industrie de l’alimentation et chez les producteurs.

Moyens d’intervention :

  • renforcement du rôle du Réseau pour éviter le gaspillage alimentaire (REGAL) dans l’animation des territoires, la sensibilisation des acteurs (élus, associations, consommateurs) ;
  • sensibilisation et accompagnement des acteurs professionnels (techniciens des collectivités, professionnels de la restauration, animateurs) sur la question du gaspillage alimentaire ;
  • soutien financier par appel à projets (retour sur l’appel à projets 2016 « Stop au gâchis »).

Quelques documents de référence